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Découvrez le lexique du brocanteur !

Le 8 février 2019
LEXIQUE BROCANTEUR

Maîtrisez le jargon des brocantes !

 

Vous aviez découvert les meilleures astuces pour chiner sereinement et avec efficacité. Mais pour bien négocier avec un brocanteur, il faut d’abord le comprendre et savoir comment lui répondre !

Voici donc un petit lexique des termes et expressions que l’on peut entendre dans les allées de brocantes. Un jargon qui peut paraître même codé si l’on n’en connaît pas les termes !

CHINER : Il faut commencer par le début. C’est le verbe le plus populaire dans les brocantes mais aussi dans les vide-greniers et autres ventes aux déballage. Chiner, c’est chercher la bonne affaire, fouiller dans les étales. Le tout, un Calendrier des brocantes à la main !

UNE DROUILLE : Objet qui a peu de valeur, qui est en mauvais état.

UN PANAR ou UN NANAR : Tout comme la drouille, c’est un objet difficile à vendre. Petit différence en plus : la taille. Un objet qualifié de panar ou nanar est surtout imposant et a tendance à encombrer.

UN ROSSIGNOL : Nous restons dans le thème des objets difficiles à vendre. Tout comme un Rossignol perché en haut d’un arbre, un objet qualifié en tant que tel sera lui aussi bien en hauteur sur les étales. Pourquoi ? Il s’agit de la marchandise en mauvais état, invendable et donc, mise à l’écart souvent à l’arrière et en hauteur. Un rossignol, c’est donc une drouille invendable et difficile d’accès !

UN ORPHELIN : Objet vendu seul alors qu’il est normalement vendu par paire. Par exemple, une chaussure vendue seule est une orpheline.

LA CAME : Cette contraction de camelote désigne tout ce qui est vendu en général. C’est plutôt l’adjectif qui y est rattaché qui fait la différence : par exemple, la grande came, ce sont les objets de qualité. On pourra aussi vous proposer de la came franche, qui vient directement du propriétaire sans passer par un professionnel. Enfin, fuyez la came chaude ! On désigne ainsi la marchandise douteuse ou suspectée d’être volée !

UN MOUTON À CINQ PATTES : C’est tout simplement l’occasion qu’attend tout chineur : un objet rare, en bon état (ou bien restauré) et le tout à un prix défiant toute concurrence. Cependant, attention à la came chaude !

ACHETER AU CUL DU CAMION : Pour acheter au cul du camion, il faut se lever tôt ! Mais c’est souvent ici que l’on trouve les meilleures affaires : cette expression signifie le fait d’acheter quand le brocanteur est en train de décharger sa marchandise, lorsqu’il est en train de s’installer.

LE VELOURS : Voici une façon très poétique de désigner le nerf de la guerre ! Le velours, ce sont les bénéfices, la marge dégagée par le brocanteur lorsqu’il vend.

RAVAUDER : Ce verbe plutôt ancien signifie “raccommoder”. Il est utilisé notamment dans le domaine textile, donc très employé lors des friperies !

BOURRER : Ce terme brut est utilisé lors des négociation. Lorsque quelqu’un bourre, c’est qu’il fait monter les enchères !

DÉROUILLER : Un verbe très prisé des brocanteurs eux-mêmes. Plus tôt on dérouille, mieux c’est ! Dérouiller signifie effectuer la première vente de la journée.

SE FAIRE EMPLÂTRER : Vous vous en doutez bien, se faire emplâtrer n’est pas le plus agréable à vivre pour un chineur : il s’agit du fait de… se faire avoir. Si vous payez un objet plus cher que sa valeur réelle, vous vous faites emplâtrer. D’ailleurs, les brocanteurs se déplâtrent lorsqu’ils se débarrassent d’une mauvaise affaire.

DANS SON JUS : Un objet dans son jus est une marchandise non restaurée, à l’état brut. Ce terme est souvent utilisé pour les meubles qui n’ont subi aucun traitement (qui n’ont pas été poncés, nettoyés, peints ou réparés).

UN PRIX TÉLÉPHONÉ : Si vous payez quelque chose à un prix téléphoné, foncez ! Pas besoin de téléphoner à vos amis pour vous conforter : cela signifie que le prix est juste et correct. Dans ce cas, vous ne vous faites pas emplâtrer, contrairement à la marchandise truffée qui est fixée à un prix trop élevé !

UN BROCANTEUR LAVÉ : Bien qu’un brocanteur puisse être rincé de sa journée, il peut aussi être lavé par la même occasion ! Mais nous ne parlons pas d’hygiène corporelle mais d’argent : c’est un brocanteur qui n’a pas fait de velours dans la journée, autrement dit, pas de bénéfices !

METTRE EN NOURRICE : C’est le fait de mettre en vente un objet chez un autre brocanteur, qui aura plus de chances de le vendre de son côté.

Grâce à ces quelques éléments, vous avez désormais les principaux éléments en main pour mener à bien une négociation !

Il manque un terme ou une expression ? N’hésitez pas à nous contacter pour l’ajouter à ce lexique en cliquant ici !

 

 

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